l’Afrique du Sud avec Frederic, Un mur pour 90 millions
Wow, propablement le mur le plus chez en Afrique du Sud.
Le president sud Africain, Thabo Mbeki, va investir 90 millions de rands soit 9.7 millions d’euros pour contruire un mur pour sa residence privee.
La raison invoque pour ce cout faramineux ?
Le mur sera importe!!
Cette information tombe assez mal.
Thabo Mbeki continue de refuter l’evidence concernant le taux de criminalite grandissant.
Bon certes, ca reste de l’argent prive,
Mais 90 millions, c’est un peu exagere, non ?
Lire l’article
Tags: Afrique du Sud, mur, prive, Thabo Mbeki
Articles Recents
Derniers Commentaires
24 février 2007 à 10:35
Salut Fred,
Je t’avoue que j’avais déjà entendu parler de cette histoire sans réellement m’y intéresser. J’ai donc été comme tu le suggérais, lire l’article du Mail and Guardian et je dois reconnaître que cela dépasse l’entendement. Les bras m’en tombent. Quand tu penses que ce même Mbeki dans son discours sur l’état de la nation refuse d’admettre clairement qu’il y a un problème d’insécurité grandissant dans le pays ! C’est ce qui s’appelle être un homme politique coupé de la réalité.
Changeons de sujet car cela est déprimant.
As tu suivi la présentation du budget cette semaine par le très talentueux Trevor Manuel?
Je l’ai regardé en live sur SABC l’année dernière. Mais cette année j’étais au boulot. J’ai donc regardé des extraits sur le journal en ligne de SABC News.
Toujours aussi à l’aise et impressionnant.
La nouveauté cette année c’est qu’ils ont un budget excédentaire. Signe que les affaires marchent
24 février 2007 à 21:09
Hello Roti,
Je vis sans tele. Alors je n’ai pas eu l’occassion de le regarder.
J’ai le journal mais pas encore eu le temps de finir de lire tous les articles. Mais ca va arriver
27 février 2007 à 8:32
Je me souviens l’an dernier que mon maître de stage m’a fait lire les journaux sur la présentation du plan économique. Il m’a aussi demandé ce que cela m’inspirait. Je crois que je lui ai dit que Trévor Manuel semblait très respecté. En tout cas j’ai trouvé bien peu de critiques sur sa personne, celles sur son travail étaient plus ardues, plus argumentées aussi.
Je me souviens d’avoir fait l’opération mentale spontanée en arrivant en Sudafriquie de comparer avec ma connaissance liminaire de notre propre système économique. Il faut bien prendre comprendre que ce pays vit essentiellement (en termes de redistribution des revenus et de nombres de personnes concernées) sur l’économie informelle.
En fait je comprends aujourd’hui que mon maître de stage avait probablement voulu que je mesure combien il est difficile d’appliquer à l’économie d’un pays la même résonance et les mêmes principes que l’économie politique franco-française. Ensuite j’ai du travailler sur d’anciens centres commerciaux de l’apartheid, impossibles à réhabiliter aujourd’hui sans tenir compte de cette informalité. J’ai appris également qu’un des plus grands marchés de la ville (dans lequel on évitera judicieusement d’aller en bermuda et chaussettes blanches) faisait en une journée plus de chiffre d’affaire que l’un des deux grands "malls" (centre commerciaux excentrés où l’on n’accède qu’en voiture particulière) en un week-end. Le grand problème des « business plans », même au plan local, était en fait partagés entre suivre le mouvement ou les flux de déplacement et anticiper des attentes éventuelles. Aussi on ne savait jamais dans quelle direction on allait parce qu’il fallait tenir compte d’éléments aléatoires. Tantôt on voulait « formaliser » le « street trade », tantôt simplement le favoriser.
J’ai l’impression que ce type d’économie paraît excessivement difficile à gérer avec les outils classiques (que nous avons nous-mêmes du mal à maîtriser). Du coup, j’en ai conclu rapidement que Trevor Manuel devait probablement être extrêmement compétent, voire détaché de l’ensemble restant du gouvernement. Cela dit essayer de tirer des conclusions sur l’intuition et sur un seul plan peut être hasardeux. Mais il est clair qu’il m’apparaît plus intéressant de parler de ce que ce plan implique pour la majorité de la population que d’insister sur le mur à 90 millions, quoique cette affaire révèle tout autant la peur des riches dans un pays de pauvres supposés criminels, que l’isolement de plus en plus flagrant de l’actuelle classe politique.
Quand on pense qu’il y a 13 ans l’ANC était un mouvement menant des actions terroristes, un groupe de combat qui s’est lentement politisé, que le nouveau président est un pur produit de la bureaucratie, que la transition s’éternise, on peut comprendre pourquoi un prétendant comme Zuma est autant plébiscité, homme du peuple, victime du système…etc
Comme un décalage croissant entre les institutions et « la rue » où l’on vit, on mange, on vend, on manifeste parfois, on se regarde aussi en chiens de faïences, on scrute les bureaucrates descendant parfois de leurs hautes tours pour s’acheter à la pause un « mealie », un roti, un bunny chow ou plus banal, un burger king.
Le lunch est toujours un moment économique très intéressant à observer, le travail des uns fait la pause des autres…
Autre débat, mais pourquoi pas une série d’articles sur la junk food Durbanite, photos à l’appui?
27 février 2007 à 23:35
La méduse est inspirée. A mon tour je me permets de faire quelques commentaires sur son analyse.
Sur la pertinence de l’analyse économique, je n’ai pas grand-chose à dire n’étant pas économiste, mais je remarque cependant, que son analyse sur l’importance du secteur informel est assez partagée.
J’ai lu récemment l’analyse d’un économiste américain John Mauldin, qui dit à propos de la croissance sud-africaine qu’elle est largement sous évaluée. Selon Mauldin la croissance économique serait autour de 7% et non 4,8% comme annoncé par le gouvernement.
Il estime qu’on méconnaît la dynamique du secteur informel.
Concernant la compétence de Trevor Manuel, elle est indéniable. Il est célébré dans les milieux économiques internationaux. J’ai même pensé un moment qu’il prendrait la tête de la Banque Mondiale au moment du départ de Wolfensohn mais les américains ont imposé Paul wolfovitch un ancien faucon de la guerre en Irak.
Toujours à propos de Manuel, je me rappelle du scepticisme des milieux d’affaires quand en 1996, il a remplacé au Ministère des Finances, le très austère Liebenberg du National Party de Frederik De Klerck.
Un communiste aux finances, cela ne présage rien de bon disait-on.
11 ans après, même le DA parti d’opposition, reconnaît le talent de cet homme. C’est dommage qu’il soit barré pour la succession de Mbeki par…son épiderme (il est métis).
Nous ne sommes cependant pas à l’abri de surprises, car Manuel fait partie du NEC l’organe dirigeant du parti qui désigne le président du parti. Il est par ailleurs l’homme le plus populaire au sein de cette instance après le Président Mbeki.
Je ne suis pas d’accord avec la méduse quand elle dit que c’est le seul compétent. Le Ministre de la recherche scientifique est aussi unanimement salué. Tu me répondras que 2 ce n’est pas beaucoup ; à juste titre.
Concernant l’ANC la méduse prend un peu de liberté avec les dates. Il y a 13 ans l’ANC arrivait au pouvoir. Et cela faisait un moment qu’elle ne posait plus d’actes terroristes. Elle a officiellement renoncé à la lutte armée et par conséquent aux actions de guérilla en 1990 sur proposition de Joe Slovo qui dirigeait à l’époque la branche Armée du mouvement.
Par ailleurs quand on étudie l’histoire de l’ANC, on constate que pendant longtemps et ce jusqu’en 1960, ce parti a été celui de l’élite noire du pays. Médecins Avocats, Universitaires. Donc un parti conservateur et nullement prolétaire qui répugnait à toute forme de protestation violente.
Mbeki lui-même est né au sein d’une famille d’universitaires brillants et est diplômé de Sussex en Grande Bretagne. Ce n’est pas le parcours d’un prolétaire.
Fred j’espère que tu ne nous en voudras pas pour ces digressions.
1 mars 2007 à 17:03
Bonjour Roti,
Il s’agit de mon site personnel. Les articles que j’ecris peuvent etre commentes. Pour ce qui est des digressions, c’est interessant et j’apprends des choses aussi
Parce que je vis sur place, l’economie informel est impressionnante. Ca fera d’ailleurs l’objet d’un article des que possible.