l’Afrique du Sud avec Frederic, La crise de l’électricité
L’Afrique du Sud est depuis quelques temps déjà , en pénurie d’électricité. La production actuelle ne suffit plus a satisfaire la demande croissante d’un pays en pleine croissance (5% par an).
Tout récemment, le gouvernement vient de déclarer la situation actuelle comme une “urgence nationale�.
Etat des lieux
Le principal producteur est la société Eskom qui représente 95% de la production du pays. Comme vous pourrez le convenir, il s’agit presque d’un monopole.
Pour faire un parallèle avec la France, Eskom est l’équivalente de EDF, il y a quelques années.
Eskom est la propriété du gouvernement sud africain. Elle a été nationalisée après la fin de l’Apartheid. La production est donc restreinte a un seul fournisseur.
En plus de fournir l’Afrique du Sud en électricité, Eskom fournit une partie de l’Afrique Australe.
Éléments de réponse
C’est encore l’été et les fins des vacances scolaires viennent de se finir il y a quelques semaines.
Il faut savoir que les sud africains sont friands d’air conditionne. Dans les immenses malls, comme dans beaucoup d’entreprises, ce système est largement installe.
Avec une économie croissante, les demandes en électricité ne cessent de s’accroitre.
Mais l’élément déclencheur est le réseau de centrales produisant l’électricité ainsi que l’augmentation de la demande. Il n’a pas suffisamment évolué pour suivre la croissance de l’Afrique du Sud.
Alec Erwin, ministre des entreprises publiques a souligne que le gouvernement était en parti responsable de la crise actuelle. Il n’a pas su anticipe la forte croissance du pays.
De plus, les demandes d’investissements formulées par Eskom pour faire évoluer la production, non pas été suivis d’effet. D’ailleurs, le président Thabo Mbeki c’est publiquement excuse de ne pas avoir suivit les demandes d’Eskom. Il a qualifie la crise actuelle d’urgence nationale.
Par de solutions a cour terme
Dans l’immédiat, la seule solution reste les coupures par quartier pour réduire la consommation. L’ANC a aussi demande aux sud africains de réduire au maximum leur consommation électrique.
Il est possible de suivre presque en réel l’état de la consommation via le site d’Eskom, Vous y trouverez en outres toutes les explications sur le Load Shedding.
Des pourparlers sont en cours pour installer une seconde centrale nucléaire et d’autre centrales. Mais cela prend du temps et les prévisions table sur 2012 pour les premières mise en production.
Concernant la prochaine centrale nucléaire, la société française Areva pourrait être choisie. Les principales centrales en fonctionnement sont des centrales a charbon.
Les effets actuels et a venir de cette pénurie sont importantes et peuvent couter très cher.
La croissance de l’Afrique du Sud pourrait en pâtir !
Mines de diamants , d’or et de platines qui ferment
Du fait des coupures régulières, les mines de diamant et de métaux précieux sont obliger de fermer temporairement faute d’électricité.
L’Afrique du Sud est le principal producteur de d’or. Les grandes compagnies de diamants dont De Beers, premier producteur mondial de diamants ont été elles aussi fermer.
Certains journaux dédies au secteur des mines évoquent la possibilité de suppression des emplois
La coupe du monde de football en 2010 sur la sellette
Bien que la coupe du monde de 2010 est encore a 2 ans et demi, la question de l’électricité est cruciale.
Il vient en premier a l’esprit la construction et la rénovation des stades. A cause des coupures actuelles, il est fort probable que certains chantiers prennent du retard.
Puis vient le moment tant attendu, l’ouverture de la compétition. Les stades seront de gros consommateurs tant au niveau de l’éclairage que des salles de presse et j’en passe.
Bref cette crise n’arrive pas au meilleur moment.
Cependant, le gouvernement essaye de rassurer la FIFA, la population et les étrangers. Il prévoit d’installer d’importants groupes électrogène afin de palier a d’éventuelles coupures.
Fuites des investissements et gel des investissements
Cette crise touches tous les secteurs. Le gouvernement n’envisage pas de geler certains investissements mais ils seront étudiés plus en détail. Toutefois il a admit que le lancement de grands projets ne seront pas mis en place.
Certains analystes sont enclin a envisager a une fuite des investissements a cause d’une crise qui ne sera pas résolu rapidement. Cela peut pénaliser le pays tout entier et réduire sa croissance.
La crise peut avoir des effets positives
Les deux tricolores aussi connus sous le nom de “robots� vont fonctionner au solaire
Lors des coupures électrique, les feux de circulation sont eux aussi au chômage. Ce qui m’a le plus frappe dans certaines villes est la discipline des automobilistes durant ces moments.
Alors qu’en Europe, la cacophonie est de rigueur des qu’un feu est en panne.
Le gouvernement va progressivement remplacer les feux tricolores par de nouveaux, alimentes avec des panneaux solaires.
Avec le taux d’ensoleillement dans certaines régions du pays, la green attitude peut évoluer grandement. Il n’est pas exclu que l’Afrique du Sud penchera d’avantage sur des énergies renouvelables
Tags: crise, eletricite, Eskom
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Derniers Commentaires
4 février 2008 à 17:25
Très intéressant ton article Fred !
Je ne savais pas que la situation était aussi grave !
La solution de l’énergie solaire pourrait être la bonne, mais les installations sont encore très couteuses…
5 février 2008 à 7:16
[...] vous le savez déjà , la crise de l’électricité en Afrique du Sud est un vrai problème qui risque d’avoir de graves conséquences sur le [...]
5 février 2008 à 8:34
Oui effectivement, avec cette situation l’Afrique du Sud risque d’y perdre des plumes.
Les solutions alternatives ont certainement un avenir dans ce pays.
Je presume que le principal obstacle est le prix. Il faut compter environ R100000 pour une installation en voltaique.
Mes parents ont recemment investis dans des panneaux voltaique.
Ils seront en mesure de couvrir 80% de le consommation annuelle.
Alors, avec un ensoleillement comment en Afrique du Sud, j’imagine tres bien la production de sa propre electricite ou chauffer l’eau son ballon d’eau.
Certainement un nouveau marche !!!
5 février 2008 à 22:54
Le gouvernement veut imposer les panneaux solaires pour l’alimentation des chauffes-eau moyennant subvention de l’état. Le problème est que ce sont encore les familles de classes moyennes et pauvres qui vont être pénalisées si le gouvernement ne prend pas en compte le nombre d’habitant par maison et les revenus mensuels. D’autant plus qu’ils parlent de pénaliser ceux qui ne le feront pas.
Encourager? Imposer? Pas facile de trouver un juste milieu quand on sait que le problème durera jusqu’en 2012. Et, si Eskom ne s’engage pas à donner des emplois du temps clairs sur les horaires de délestage.
Nous sommes assez épargner là où nous vivons. Mais quand nous avons des coupures, ce sont des cas d’extrême urgence. Résultat: 1 coupure de 4h30 et un autre de 7h sans qu’aucune n’ait été prévue par Eskom. Et je peux vous assurer que 7h, c’est long….
7 février 2008 à 7:19
C’est assez incroyable cette histoire.
Imposer les panneaux solaire pour les chauffes-eau !!!!
Je crois savoir que le gouvernement fait tout pour garder une distribution constante afin que les grandes entreprises puissent continuer a fonctionner.
J’ai aussi entendu qu’Eskom refusait d’acheter de l’electricite aux producteurs locaux ?!
7 février 2008 à 14:33
Ca, je ne savais pas mais il est sûr qu’ils continuent à vendre de l’électricité au Botswana, Lesotho et Swaziland (pas sûre pour le Mozambique). Je suppose que politiquement parlant, il ne ferait pas bon arrêter ces ventes.
7 février 2008 à 14:51
Pour information, voici la carte de la distribution electrique en Afrique australe:
http://www.eskom.co.za/annreport07/annreport07/grid_map.htm
Je n’arrive plus a mettre la main sur la carte de l’Afrique du Sud
8 février 2008 à 22:14
SalutFred,
cela fais un moment que je suis pas passé sur le site et mon dernier commentaire doit remonter plus loin.
En fait je fais actuellement une overdose d’Afrique du Sud. Et surtout la crise de l’électricité me déprime et ne me donne pas envie de lire quoi que ce soit sur le pays. On ne parle que de ça.
Gouverner c’est prévoir dit-on. Apparemment les hommes politiques sudafricains ne sont pas des adeptes de ce solgan
9 février 2008 à 12:50
bonjour a toi.
Un peu comme toi, je suis moins present ces temps derniers.
Beaucoup de travail, et des projets en cours.
Tiens, histoire de rigoler un peu, voici un article du Monde sur le sujet :
Les Sud-Africains doivent apprendre à vivre avec de très fréquentes coupures d’électricité
Le chapeau est excellent, comme la partie sur le “Good Night South Africa”.
Bonne continuation a toi et a bientot.
9 février 2008 à 15:47
Merci Fred.
6 juin 2008 Ã 9:40
[...] de l’Afrique du Sud. J’en avais deja parle il y a quelques temps de cela. A cause de la crise de l’électricité, beaucoup, voire presque la totalite des mines ont du se mettre en chomage technique, [...]
6 juin 2008 Ã 21:59
Bonjour,
Concernant la crise energetique et les possibilites d’expatriation qui pourraient en decouler dans le cas ou Areva est choisie:
Dans quel delai prevoit on l’annonce officielle du nom de l’entreprise chargee de la Construction des 12 EPR (ou d’un des lots)?
Au dela de 2010, quelles sont les perspectives de croissance, s’attend t on a un ralentissement ou “l’effet 2010″ se poursuivra t il?
Pour recadrer ma question, quel sera le carnet de commande Sud Africain pour Bouygues une fois passe 2010?
7 juin 2008 Ã 10:09
Bonjour SNB_DGA,
Je n’ai pas suvi le sujet depuis quelques temps.
Si je dispose de renseignements, je ne manquerais pas de vous en informer.
Concernant la croissance sud africaine, je pense qu’elle risque a cour terme de flechir.
Voir l’article Production d’or en baisse, quelques clefs
Il est fort probable que 2010 puisse etre un declencheur pour une reprise de la croissance. du point de vue touristique et des investissements etrangers.
9 juin 2008 Ã 19:58
Bonjour SNB_DGA,
D’apres les dernieres informations que je dispose, le gouvernement a reporte sa decision a septembre concernant la realisation de la prochaine centrale nucleaire.
La raison invoquee serait un manque d’information